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Vendredi 03 Août 2012 - 15h23

Paralympiques

Paralympiques : Thu Kamkasomphu, tennis de table

Invaincue dans les grandes compétitions internationales depuis 2007, Thu Kamkasomphu a gagné tous les grands titres possibles. Mais à 43 ans, la pongiste d'origine laotienne n'est pas rassasiée. Elle veut plus, toujours plus. Comme un troisième titre paralympique après ceux de Sydney en 2000 et Pékin en 2008.


« Je lâche rien ! ». Le ton est donné. A la première phrase on comprend vite pourquoi la joueuse de l'Evreux EC collectionne les médailles d'or depuis toutes ces années. Handicapée au niveau des jambes, suite à une périartérite noueuse à l'âge de 18 ans - maladie qui empêche le sang d'irriguer correctement les vaisseaux - Thu Kamkasomphu pratiquait déjà le « ping » chez les valides, avec déjà de très bons résultats, concrétisés notamment par une place de 38e joueuse française en junior.

 

Une joueuse au mental à toute épreuve

 

Malgré la maladie, elle décide de poursuivre une carrière chez les valides, jusqu'au jour où elle est sollicitée par la Fédération française handisport en 1999, veille des Jeux Paralympiques qui doivent se dérouler en Australie l'année suivante. « Je ne connaissais pas le handisport, car tout simplement je ne me pensais pas handicapée, avoue-t-elle, je n'ai pas acceptée tout de suite, car finalement je n'acceptais pas mes soucis de santé. J'ai beaucoup cogité avant de dire oui ». Ce « oui » débouchera finalement sur des premières victoires, et une qualification vers l'île-continent avec le succès que l'on sait. Depuis le palmarès s'est donc enrichi avec, en plus de ses deux titres paralympiques, un titre de championne du monde en 2010 et six titres européens consécutifs depuis 2001. Mais tout cela ne se fait pas seulement grâce à la magie d'un talent inné et d'une virtuosité raquette à la main. Son succès est aussi le fruit d'une motivation qui s'appuie sur un mental à toute épreuve et d'une préparation minutieuse où rien n'est laissé au hasard. « La surprise ne doit pas exister. Je veux tout contrôler dans ma préparation, mon entraînement, s'emballe-t-elle, par exemple, je n'utilise que des balles de compétitions lors de mes cinq séances hebdomadaires. Et puis je me remets beaucoup en question, j'essaye tout le temps d'avancer, de comprendre ». C'est net, c'est précis, c'est qualitatif. A l'image de son heure et demie d'entraînement quotidien. C'est beaucoup, mais pas tant que ça finalement. C'est juste bien fait et bien maîtrisé.

 

« Une médaille d'argent à Londres serait un échec ! »

 

Et les Jeux de Londres dans tout cela ? On n'ose pas poser la question tant la réponse coule de source. Tout de même. « L'argent à Londres serait un échec. Il ne s'agit pas de minimiser la concurrence car je considère que tout le monde est dangereux, il faut avoir cela à l'esprit en permanence. Mais je veux continuer à tout gagner. D'abord en Grande-Bretagne puis à Rio dans quatre ans ». Et voilà, on le savait mais on voulait l'entendre. Gagner, encore et toujours. A l'image de son style de jeu plutôt basé sur l'offensive, Thu Kamkasomphu est une attaquante qui contrôle sa carrière et son entraînement dans les moindres détails. Avec la volonté d'avancer et d'innover. Cet état d'esprit se retrouve même dans son quotidien avec sa passion pour les produits high-tech tout juste sortis, comme ce nouvel ordinateur, cette nouvelle tablette ou ce nouvel MP3. A Londres, c'est la médaille d'or dernier cri qu'elle veut s'approprier. C'est un exemplaire unique qu'elle compte bien posséder.

 

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Renaud Goude

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