Publié le : Vendredi 31 Août 2012 - 19h07

Rentrée Scolaire

L’Unapei commence sa campagne pour la rentrée scolaire des enfants handicapés


20 000 enfants handicapés ne vont pas à l'école en France

L’Unapei appelle les familles à se mobiliser et à saisir les tribunaux afin que les enfants handicapés soient enfin considérés comme égaux des autres enfants. L’Union appelle le gouvernement français à mettre en place une étude statistique sur le handicap en France et un 3e plan autisme à la hauteur des besoins réels.

Alors que Vincent Peillon travaille actuellement à la refondation de l’école, l’Unapei appelle le ministère à prendre en compte leurs besoins particuliers et ainsi faciliter l’intégration des enfants handicapés en milieu scolaire. Selon le rapport des sénatrices Claire-Lise Campion et Isabelle Debré sur la loi handicap de 2005 paru en juillet 2012, il y aurait en France 5 000 enfants handicapés de 6 à 16 ans non scolarisés. Un chiffre qui alarme l’Unapei,  l'Union nationale des associations de parents, de personnes handicapées mentales et de leurs amis.


En regroupant le nombre d’enfants handicapés à domicile et ceux accueillis dans des établissements spécialisés, ce sont 20 000 enfants qui ne vont pas à l’école en France. En 2008, la CNSA (Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie) dévoilait que 13 000 enfants handicapés étaient contraints de rester à domicile, faute de place dans des établissements adaptés.

Pas d’éducation scolaire en milieu associatif

Dans son réseau, l’Unapei recense 5 000 enfants handicapés mentaux sur liste d’attente des Instituts médico-éducatifs (IME). Ces établissements sont gérés par des associations qui ne sont pas dotées d’enseignants de l’Education nationale pour 13% d’entres elles. Les enfants accueillis ne reçoivent donc pas d’éducation scolaire.


« Quel avenir propose-t-on à un enfant qui est dès le plus jeune âge privé d'un droit fondamental ? Un très grand nombre d'enfants handicapés n'a pour seul horizon que le regard de ses parents, sans lien avec l'extérieur. Accepterait-on qu'un enfant reste chez lui parce qu'il n'y a pas de place au collège ? Le fait qu'il n'y ait pas de chiffres, qu'on ne les recense pas, c'est dire aux familles que leurs enfants ne comptent pas. C'est intolérable ! », s'indigne Christel Prado, présidente de l'Unapei.


Communiqué de l’Unapei : ici.

Arthur Didier